Du côté de chez nous...

Du côté de chez nous...
Aujourd'hui, dimanche 10 août. J'ai dormi toute la nuit, j'ai dormi toute la journée. Il est 22 heures, je vais chez mon père, sacs à la main. Il fait nuit.
Il fait nuit et le silence est pesant. Cette nuit, le dépaysement est total. Je cherche désespérement une Camille, une Emilie, une Lucie, qui, j'en suis sûre, me font un mauvais tour, et qui se cachent derrière des buissons asséchés par le soleil de l'après-midi même.
Mais non, je suis seule, à marcher dans ces rues bragardes désertes, bâtiments grisâtres après bâtiments grisâtres. J'ai un gilet sur moi: suis-je en plein rêve, ou ne fait-il pas 10 degrès de moins qu'à l'ordinaire?



DEPRIME.




--------------------------------------------------------------------------------------------
Voyons voir...
Pourquoi ce sentiment de vide?

Je suis rentrée de vacances, j'y étais avec mes puces, et c'était à Hyères. Une (petite, bien sûr) analyse autour des 5 sens et des sentiments s'impose.
--------------------------------------------------------------------------------------------


Est-ce les paysages qui vont le plus me manquer?
Car il y avait toutes ces visions paradisiaques qui me viennent à l'esprit: Porquerolles, bien évidemment. Plage de sable fin, mer turquoise... D'autres plages moins marquantes, mais tout aussi accueillantes ont été également visitées. Mais je pense également à d'autres vues d'un charme un peu différent: l'intérieur des voitures des gentils conducteurs notamment. Passons en effet sur l'intérieur sublime d'un cabriolet, ou sur celui de la voiture des anglais-danois, avec énorme rottweiller inclu dans le forfait. Parlons du bordel de certains dont celui du mou du zizi (désolé, mais c'est lui qui nous l'a dit), ou du rangement impeccable d'un beau brésilien. D'autres intérieurs ont été vus, ceux-ci vous seront peut-être dévoilés, si vous êtes gentils, par Dame Camille ou Dame Lucie. Je voudrais aussi énoncer ici les visions que nous avons gentillement offertes aux pépés qui passaient par là: no complex, topless sur le balcon comme dans le salon. Etalage de Biafine sur des coups de soleil impressionnants, et pourquoi ne pas faire profiter les autres de nos marques ébahissantes (et bien placées)?


Est-ce les bruits qui vont le plus me manquer?
Car il y avait tout ces charmants et matinaux "Marine!! WOOH!! Debout! Tu te lèves, et tu te magnes!" d'une Emilie toujours aussi douce, ces surprenantes mais si logiques déductions d'une Lucie pragmatique "Bon, les filles... Ok, ce soir, on sort... [Moment de réflexion intense] ... et demain... on mange normalement.", ces célèbres "Mouahayaa" d'une Camille transcendée, ces vombrissements de voiturette qui annonçaient un gros taré, ces KSSI-KSSI assourdissants des cigales en mal d'amour, et enfin ces chants, en duo, en trio, en quatuor, en boîte, sur la route, sur la plage, dans la voiture, n'importe où, mais ensemble "Allez venez Milord...", "American boyyy", "Il est venu le temps des cathé-draales...", "BESSAME-BESSAME!!!"&co.


Est-ce les odeurs qui vont le plus me manquer?
Car il y avait toutes ces petites attentions, laissées par chacune, et pour chacune. Petite pensée aux dégazages naturels et sans complexe d'Emilie, aux odeurs abandonnés au WC par Camille (avoue), à mes pieds, quoique pas si puants, mais toujours aussi noirs. Lucie, je te l'affirme, tu es la seule à ne pas sentir (ou sentais-tu moins que nous?). Le frigo y allait de son côté également "TAIN mais ça pue l'ognion ici" (quoique, si on écoutait Emilie, tout sentirait l'ognion. A ce propos, si vous savez tâter quelque chose, cette dernière a une proposition intéressante à vous faire).


Est-ce les différents goûts qui vont le plus me manquer?
Car il y avait tout ces plats sans goût, ce pain en décomposition (réel!), ces jus d'orange sans orange, ces raviolis-vomis, ces sandwichs-crudités infâmes. Mais il y avait fort heureusement toutes ces glaces, et toutes ces boissons, ces dernières offertes, et si pétillantes sur le palais.


Est-ce les différents touchers qui vont le plus me manquer?
Car il y avait toutes ces approches si délicates qui nous ont toutes marquées. Personnellement, l'arrachage de bras est ma préférée. Par chance, il y a eu d'autres approches, et qui ont été plus heureuses. Mais ne nous étalons pas ici, chacune ira de son point de vue.


Est-ce les rencontres qui vont le plus me manquer?
Car, il faut le dire, le compteur Axe est formel: la mise en quarantaine était toute proche.
(Décomptons: Zaho l'inimitable, les "Laetitia! Audrey! Camille! [...] J'ai béger à Dijon", les Pins Maritimes, Mister Galet, Mister "J'émigre avec ma serviette" ainsi que ses compatriotes belges ou non, Tokyo Hotel et Pied pourri accompagnés de leurs fidèles, Alex-flippant et ses deux potes, les rameneurs-de-boîte-tueurs-de-chiens-sur-l'autoroute, les trentenaires en mode claquage de thune... sans compter bien entendu tout les autres, non cités ici, lourdingues de boîte, puis les derniers gros tarés restants oubliés dans cette liste. Il y avait également le bungalow 10, et Wandi, mais c'était encore autre chose.)


Non, ce qui va le plus me manquer, ce sont les sensations.
Car il y avait toutes ces sensations, quand on se sent dériver, quand on se lâche réellement, il y avait ces sentiments de spontanéité, mais surtout de bonheur, de liberté, d'assurance de cette amitié plus forte que tout.



Et, par bonheur, il y a les souvenirs; ces souvenirs qui me font ressentir avec la même intensité ces vacances remémorées.



-- Cet article a été sponsorisé par Lidl. Lidl, l'assurance d'une qualité toujours exemplaire.
Photo: Soyons originale, faisons comme les autres...
Ps: CHACHILLA!!! --

# Posté le dimanche 10 août 2008 20:36

Modifié le mercredi 13 août 2008 15:44

Aznavour qui me porte

Aznavour qui me porte

Je me voyais déjà... (en haut de l'affiche...?)
Avec vous à Nancy, ça aurait été tellement pratique. On se serait vu, on aurait programmé tant de choses ensemble. On aurait évolué, bien sûr, mais toujours en même temps, et aux mêmes lieux, en réalité.
L'indépendance? L'autonomie? Y'a que ça de vrai. Mais voilà que ces deux si beaux mots se transforment et se mélangent.
Je m'en vais.
Je m'en vais de Saint-Dizier, et je m'en vais bien plus loin encore. Je m'en vais d'ici, et je m'en vais de vous. J'm'en vais loin, et j'l'avais pas prévu. Ahah, pas si loin, tout de même! pas trop loin, s'il vous plaît.
Mais je m'en vais.
Amis lyonnais, faites moi de la place! Car je m'impose. Amis lyonnais, j'arrive, et déjà me voici.

Alors oui je m'en vais. Et puis je vais profiter de cette endroit de liberté d'expression qu'est au fond un blog, et me faire peut-être un peu plus personnelle que d'habitude.



(NDLR: Destinataires:)
Il y a dans ma vie des personnes importantes. Des personnes qui comptent, qui ont compté, qui compteront encore pour moi.

On m'a dit, il y a peu, de revoir mes plans.
Je visitais, future nancéenne, appartements sur appartements, recherchais la bonne affaire, et me voyais dans une ville que je connaissais, avec amis et famille, sur place et présents. A 100 km de chez moi, c'était idéal: autonome, mais encore soutenue, peut-être. Une année pour m'installer, et me connaître réellement, une année pour me préparer, indépendante mais pas esseulée, oui, ça aurait été parfait.
Mais voilà qu'on bouleverse mes repères, et qu'on m'affirme que j'ai bien mal imaginé mon avenir, puisque je m'en vais bien plus loin que ça. Jamais je n'avais, même juste songé, à espérer plus loin que Nancy comme lieu d'accroche. Et on me dit que j'ai été accepté. A un concours improbable. "Marine! Waouh! Fé-li-ci-ta-tion!!" Et voilà. La première chose qui prend possession de ma tête: -ERROR SYSTEM- . Mais vraiment. Pas de joie ou quoique ce soit, mais vraiment un gros blanc. Inattendu, au fond.
Et puis, les liaisons nerveuses se reconnectent: c'est le temps de la réflexion.
Mais laisse tomber tes visites d'apparts, Marine! Laisse tomber tes plans. Laisse tout tomber. Tu te casses dans un mois à 400 km de là. Non, tu ne reviendras pas souvent, et non, tu n'y connais pas grand monde. Au fond, non, tu ne connais rien de cette ville. La seule chose dont tu es sûre, c'est de tes lacunes, et de tout ce que tu vas ramer cette année. Alors bien sûr, c'est exceptionnel. Bien sûr que c'est extraordinaire, super, et tout, et tout. Mais...
Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers. Le problème, c'est que moi, je n'en ai pas.


Déboussolée. Mais après tout...
Et puis, enfin, quoi... et si... bon, je verrais bien...?

Une certitude qui m'obsède: vous, que j'aime, je vous aimerais encore. Et même à ces centaines de km entre nous.

-- Photo: One year... --

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 19:25

!!!!!

Pas de grands discours...

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!BACHELIERE MENTION TRES BIEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!



(Lundi, nous aurons TOUS notre bac.)



ET NOUS L'AVONS EU!!!
!!!!!

# Posté le samedi 05 juillet 2008 06:37

Modifié le mardi 08 juillet 2008 06:25

Over-dose

Over-dose
The bac is over... And me too.

J'vais oublier l'analyse schumpeterienne.
J'vais rompre avec ce sacré albanais Hoxha.
J'vais mettre de côté Lévinas et son concept d'altérité.
J'vais abandonner cette chère Fionna, qu'elle se casse au Kenya, après tout c'est sa vie.
J'vais laisser le Clochard, Patrick Suskind le décrit bien mieux que moi.
J'vais jeter définitivement les ln et les e².


OUI, je sors de ma dure période de "no-manucure-no-brushing-pas-même-de-séchage-de-cheveux-ça-séchera-tout-seul-et-un-tee-shirt-tout-pourri-sur-le-dos-parce-qu'au-fond-je-m'en-fous-de-mon-apparence-c'est-pas-ça-qui-me-donnera-le-bac."


Et je me dis que je vais pouvoir enfin redonner à mes pieds une plante digne de ce nom.
La corne écornée n'est plus fashion.

Et je me dis que mes ongles auront enfin le soin qu'il mérite.
Les ongles mal coupés et inégaux ne sont pas si sexy que ça.

Et je me dis que j'ai perdu du cul et que je vais en faire autant pour mes poignées d'amour.
La bouffe, ça s'équilibre aussi.

Et je me dis que je veux qu'on me prenne dans ses bras.
Les miens ne sont pas assez souples pour faire le tour de ma taille.

Et je me dis que je n'écouterais pas les mythos.
Les cracks, c'est démodé.

Et je me dis que je vais profiter à fond, et aimer ceux que j'aime.
Parce que y'a que ça de vrai!!



But... The third july will come (En anglais dans le texte, svp).
AUTRE PERIODE, AUTRE CONCOURS.

Tu vois le bac? Et ben là, Alphonse, ça sera pire.
Un peu comme si tu considérais que la barre pour être reçu, c'est la barre de la mention très bien au bac. Sympatoche tout ça...

Bon... Ok. Trop bien.
On fait quoi alors...? On repousse les manucures et autres frioritures au 5 juillet (après la révélation de l'année)? Et d'ici là... en mode "j'm'en-fous-de-ma-tête-de-mon-corps-et-de-mes-histoires"??? POUAH.




Comme le dis à si juste titre Rihanna, ESSE-o-esse plize somwane elpe mi??? Nan, parce que franchement, ça serait sympa quoi.

-- Photo: Just... What else?... --

# Posté le vendredi 20 juin 2008 19:04

Modifié le lundi 14 juillet 2008 20:03

Changeons de méthode, celle-ci est ancienne.

Changeons de méthode, celle-ci est ancienne.
D'ici un mois, oui, je vous jure d'avoir le bac, de décrocher un job, d'ailleurs, toutes les entreprises se seront d'ici là arraché ma candidature.


J'aurais déjà essayé un nombre infini de nouvelles coupes, et aurais même hésité à garder ma crête à l'Iroquoi.



Oui, code en poche et permis en route, je vous garderais avec moi bien entendu.


Roulons jeunesse! Le train est en marche, celui-là va d'ailleurs à Hyères.


Hier?... Non, parlons de futur, et espérons qu'il soit meilleur de jour en jour.


Avec vous, je n'ai pas peur. J'ai vu comment s'est déroulé le passé à vos côtés, alors non, je n'ai pas peur.

# Posté le samedi 31 mai 2008 18:00

Modifié le dimanche 01 juin 2008 09:33