Il fait nuit et le silence est pesant. Cette nuit, le dépaysement est total. Je cherche désespérement une Camille, une Emilie, une Lucie, qui, j'en suis sûre, me font un mauvais tour, et qui se cachent derrière des buissons asséchés par le soleil de l'après-midi même.
Mais non, je suis seule, à marcher dans ces rues bragardes désertes, bâtiments grisâtres après bâtiments grisâtres. J'ai un gilet sur moi: suis-je en plein rêve, ou ne fait-il pas 10 degrès de moins qu'à l'ordinaire?
Voyons voir...
Pourquoi ce sentiment de vide?
Je suis rentrée de vacances, j'y étais avec mes puces, et c'était à Hyères. Une (petite, bien sûr) analyse autour des 5 sens et des sentiments s'impose.
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Est-ce les paysages qui vont le plus me manquer?
Car il y avait toutes ces visions paradisiaques qui me viennent à l'esprit: Porquerolles, bien évidemment. Plage de sable fin, mer turquoise... D'autres plages moins marquantes, mais tout aussi accueillantes ont été également visitées. Mais je pense également à d'autres vues d'un charme un peu différent: l'intérieur des voitures des gentils conducteurs notamment. Passons en effet sur l'intérieur sublime d'un cabriolet, ou sur celui de la voiture des anglais-danois, avec énorme rottweiller inclu dans le forfait. Parlons du bordel de certains dont celui du mou du zizi (désolé, mais c'est lui qui nous l'a dit), ou du rangement impeccable d'un beau brésilien. D'autres intérieurs ont été vus, ceux-ci vous seront peut-être dévoilés, si vous êtes gentils, par Dame Camille ou Dame Lucie. Je voudrais aussi énoncer ici les visions que nous avons gentillement offertes aux pépés qui passaient par là: no complex, topless sur le balcon comme dans le salon. Etalage de Biafine sur des coups de soleil impressionnants, et pourquoi ne pas faire profiter les autres de nos marques ébahissantes (et bien placées)?
Est-ce les bruits qui vont le plus me manquer?
Car il y avait tout ces charmants et matinaux "Marine!! WOOH!! Debout! Tu te lèves, et tu te magnes!" d'une Emilie toujours aussi douce, ces surprenantes mais si logiques déductions d'une Lucie pragmatique "Bon, les filles... Ok, ce soir, on sort... [Moment de réflexion intense] ... et demain... on mange normalement.", ces célèbres "Mouahayaa" d'une Camille transcendée, ces vombrissements de voiturette qui annonçaient un gros taré, ces KSSI-KSSI assourdissants des cigales en mal d'amour, et enfin ces chants, en duo, en trio, en quatuor, en boîte, sur la route, sur la plage, dans la voiture, n'importe où, mais ensemble "Allez venez Milord...", "American boyyy", "Il est venu le temps des cathé-draales...", "BESSAME-BESSAME!!!"&co.
Est-ce les odeurs qui vont le plus me manquer?
Car il y avait toutes ces petites attentions, laissées par chacune, et pour chacune. Petite pensée aux dégazages naturels et sans complexe d'Emilie, aux odeurs abandonnés au WC par Camille (avoue), à mes pieds, quoique pas si puants, mais toujours aussi noirs. Lucie, je te l'affirme, tu es la seule à ne pas sentir (ou sentais-tu moins que nous?). Le frigo y allait de son côté également "TAIN mais ça pue l'ognion ici" (quoique, si on écoutait Emilie, tout sentirait l'ognion. A ce propos, si vous savez tâter quelque chose, cette dernière a une proposition intéressante à vous faire).
Est-ce les différents goûts qui vont le plus me manquer?
Car il y avait tout ces plats sans goût, ce pain en décomposition (réel!), ces jus d'orange sans orange, ces raviolis-vomis, ces sandwichs-crudités infâmes. Mais il y avait fort heureusement toutes ces glaces, et toutes ces boissons, ces dernières offertes, et si pétillantes sur le palais.
Est-ce les différents touchers qui vont le plus me manquer?
Car il y avait toutes ces approches si délicates qui nous ont toutes marquées. Personnellement, l'arrachage de bras est ma préférée. Par chance, il y a eu d'autres approches, et qui ont été plus heureuses. Mais ne nous étalons pas ici, chacune ira de son point de vue.
Est-ce les rencontres qui vont le plus me manquer?
Car, il faut le dire, le compteur Axe est formel: la mise en quarantaine était toute proche.
(Décomptons: Zaho l'inimitable, les "Laetitia! Audrey! Camille! [...] J'ai béger à Dijon", les Pins Maritimes, Mister Galet, Mister "J'émigre avec ma serviette" ainsi que ses compatriotes belges ou non, Tokyo Hotel et Pied pourri accompagnés de leurs fidèles, Alex-flippant et ses deux potes, les rameneurs-de-boîte-tueurs-de-chiens-sur-l'autoroute, les trentenaires en mode claquage de thune... sans compter bien entendu tout les autres, non cités ici, lourdingues de boîte, puis les derniers gros tarés restants oubliés dans cette liste. Il y avait également le bungalow 10, et Wandi, mais c'était encore autre chose.)
Non, ce qui va le plus me manquer, ce sont les sensations.
Car il y avait toutes ces sensations, quand on se sent dériver, quand on se lâche réellement, il y avait ces sentiments de spontanéité, mais surtout de bonheur, de liberté, d'assurance de cette amitié plus forte que tout.
-- Cet article a été sponsorisé par Lidl. Lidl, l'assurance d'une qualité toujours exemplaire.
Photo: Soyons originale, faisons comme les autres...
Ps: CHACHILLA!!! --


